A bord de Nymphaea

20 octobre 2019

Portoferraio

Portoferraio

Mardi 15 octobre 2019

L’amiral avait promis une grasse matinée. Promesse tenue. Gilles en a profité pour aller chercher pain et croissants. La pluie est intervenue, forte, ce qui nous a permis de nous rappeler que les panneaux latéraux n’étaient pas étanches et qu’il va falloir penser à faire quelque chose.

Puis nous avons quitté le navire avec parapluies et vestes de quart pour aller voir, une nième fois pour certains, la maison de Napoléon : La villa Les Mulini. Magnifiques escaliers à gravir. La maison n’est pas ouverte à la visite le mardi ! Bon, on reviendra un autre jour. En rentrant, nous voyons la forteresse Falcone qui elle, est ouverte à la visite. De 12€ l’hôtesse nous laisse le billet à 10€ car nous lui disons que nous sommes frères. Je trouve que c’est un peu cher pour voir des cailloux, mais Gilles insiste tant que je craque et j'emboîte le pas. Long parcours entre les différentes cours, terrasses, bastions et chemins de garde. Il fallait voir tout ça !

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Nous avons retrouvé plusieurs photos très anciennes de Napoléon qui a été photographié sur les murailles. 

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Ici, l’empereur montre du doigt la direction du mont Martino où il veut établir sa maison de campagne.

 

 

 

 

 

 

 

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Dans celle-ci, il nous montre la direction d’Antibes. Nous reconnaissons la villa Les Mulini à la façade jaune et volets verts.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ici, l’empereur nous montre sa maison.

Le temps passant, il faut penser à aller déjeuner. Grand vent, Je ne me sens pas d’attaque à affronter une terrasse. Nous choisissons un restaurant qui aurait du être répulsif et qui tout compte fait n’était pas si mal. Notre italien d’un âge qui aurait du le mettre à l’abri du travail nous a reçu avec sourire et humour. A vrai dire, il était content de voir du monde pour un mardi midi. Il n’y avait que 4 clientes. Des suissesses qui parlaient le français admirablement. Gilles et Roland choisissent des spaghettis tomate (comme les suissesses). Je commande la même chose et me fais chambrer car si j’aime les pâtes, je déteste les spaghettis.

Je ne comprends pas qu’on puisse aimer manger les spaghettis car c’est le même goût que les autre pâtes, et c’est le plus sur moyen de s’en mettre de partout en mangeant. Regardez quelqu’un manger des spaghettis, il met des heures à les enrouler autour de sa fourchette, lorsqu’il a réussi, il l’approche de sa bouche avec d’infinie précautions et c’est à ce moment que tout retombe sur son polo s’il mange comme un gentleman, ou sur son assiette s’il mange comme un cochon. J’ai choisi de manger comme un cochon. Et vous avez de la chance je n’ai pas mis le son…

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Sur cette photo, tout vient de retomber dans l’assiette.

Tout est à refaire, mais cette fois ce sera à l’aide d’une cuillère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le repas terminé, il nos faut aller continuer notre visite qui nous fera découvrir les antiquités de la ville près de la fameuse tour octogonale dont nous verrons les autres faces.

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Et retour sur le bateau.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 16 octobre 2019

Appareillage à 9h45 pour Macinaggio. Sur la fin, le vent était fort et contraire, désagréable, en revanche n’ayant pas mangé une seule pizza en Italie, nous nous sommes rattrapés ici le soir à la pizzeria. Nuit calme, pas de houle.

Jeudi 17 octobre 2019

Après quelques courses, comme le pain il nous faut reprendre la route. Ce sera Toulon à 160 nautiques. 1 nuit à passer en mer.

Pas de vent. Nous avons les îles Finocchirola que nous contournons. L’île de la Giraglia apparait. Ici, quand il fait mauvais, ça secoue. Marina, tu dois t’en souvenir quand on partait pour l’île d’Elbe. Il pleuvait fort et Nysa  avait quelques fuites. C’est le point le plus nord de la Corse.

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Cette île lorsqu’elle était ouverte au public, et habitée par les gardiens de phare comptait aussi un âne qui lui, restait à l’année. Il avait été amené ici pour transporter le ravitaillement depuis le débarcadère jusqu’au phare. C’est en 1992 que les gardiens et l’âne ont été débarqués et qu'ils ont retrouvé la terre ferme. Cet âne s’appelait « M. l’Ingénieur ». Que les ingénieurs ne prennent pas ombrage du nom de l’âne ! Cela ne veut pas dire que les ingénieurs sont des ânes, mais peut-être que cet âne était particulièrement ingénieux.

 

 

 

 

18h15 nous mettons les voiles, mais en gardant le moteur.

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18h40, c’est le coucher de soleil.

Côté cuisine, nous allons déguster des lentilles-saucisses-confit de canard que Gilles a ramené du Gers.

Nous sommes vers Porquerolles; après consultation de la météo, nous décidons d’y faire escale au lieu de Toulon et de repartir le lendemain pour Martigues.

Les appels VHF et téléphone à la capitainerie restent sans réponse.

Nous arrivons, sans l'accueil comme nous l’avions connu à l’étranger. Etant déjà passés, il y a un peu plus d’un mois, nous nous mettons sur la même panne que la dernière fois. A la capitainerie on ne connait pas l’exubérance. Cela servirait à quoi ?

Dans le début de la soirée, panne de courant et ce, toute la nuit.

Samedi 18 octobre 2019

C’est la dernière escale que nous quittons. Direction Martigues. La météo nous annonce de la pluie, quand au vent, il risque d’être un peu fort. Nous n’avons eu qu’un vent soutenu et pas de pluie ! En remontant le golfe de Fos, à la VHF nous entendons qu’un voilier demande de l’aide car il s’est échoué au début du canal de Caronte. Il va falloir se préparer à jouer à la SNSM.

Effectivement, de loin on aperçoit un voilier bleu très près du bord. Il est en mauvaise posture. Le vent est assez fort, ca ne va pas être facile de le remorquer. Il était tombé en panne moteur et n’avait eu que la possibilité de jeter l’ancre pour s’arrêter. L’infortuné avait déjà préparé sa remorque. Nous mettons au point notre stratégie de remorquage et le ramenons à Port Maritima sain et sauf.

 

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Nous avons eu beaucoup de chances, il n’y avait que très peu de bateaux et le vent nous éloignait du quai.

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 21 octobre 

Au petit matin, le bateau était parti, il a dû réussir à se dépanner.

Il nous faut penser à l’hivernage : laver, rincer, ranger…

Nous serons grutés lundi 9h30 et l’aventure sera terminée.

Nous vous disons à l’année prochaine !

 

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14 octobre 2019

Mouillage Arbatax, Elbe

Mouillage Arbatax, Elbe

vendredi 11 octobre 2019

Retour vers le nord.

Départ de Cagliari pour un mouillage. C’est à Porto Pirastu que nous passerons la nuit. Tout s’est très bien passé. Pas de bruit, pas trop de vent mais suffisamment pour nous empêcher de dormir.

A ce propos, je pense qu’il serait bon de voir comment est perçue la notion de mouillage sur Nymphaea par chacun de nous trois.

Selon Gilles:

Un mouillage d'abord, ça fait du bien ! Et puis on est seuls, devant des beaux paysages, on peut piquer des têtes quand on veut. L'eau est claire, on voit le fond, et les poissons. On espère voir des sirènes, mais on n'en voit pas beaucoup.

Selon Roland:

La notion de mouillage est abordée par la côté technique. Il faut d’abord s'assurer que le fond accroche bien, que la pente du fond soit douce jusqu'à la plage, qu'il n'y ait pas rochers, pas de posidonies... il faut également faire attention à ce que la longueur de la chaîne soit 3 fois plus longue que la profondeur.

Très bien, Roland, nous avons entendu ton avis sur le mouillage, mais est-ce que tu aimes les mouillages ?

Oui, si on peut dormir la nuit et que ça ne remue pas sans cesse.

Merci Roland, ne serait-ce pas une réponse mitigée ? Ni chaud ni froid quoi ! 

Selon JP

Le concept est très intéressant et ce, à plusieurs titres. En effet, faire un mouillage permet de ne pas payer un emplacement dans un port, ce qui constitue une économie substantielle dans le budget d'une croisière. C'est à peu près le seul avantage que je lui trouve. Etant si peu adepte de la baignade, j'allais oublier que le bateau est un excellent plongeoir pour profiter de la mer. Mais après vous être baigné pendant une demi-heure pour les plus sportifs, faut bien remonter à bord et y faire quoi ?

Si vous tombez en pamoison á la vue du soleil qui se couche sur une plage de sable blanc peuplée de palmiers, et que vous ratez un tel mouillage, ce serait à l'évidence une grossière erreur, avec des regrets pendant des années. Il faut cependant le trouver ce mouillage de rêve. Et si vous, vous le trouvez, dites-vous bien que d'autres l'auront déjà trouvé avant vous. Et jusque tard dans la nuit, d'autres encore le trouveront, et alors, bonjour les chansons de marins, les paillardes, les cris, les bruits de bouchon, les ploufs à la mer... Vous croyez vraiment que vous allez pouvoir dormir? Et les chaines des ancres qui vont se croiser... Et le gars arrivé après vous qui a jeté son ancre à côté de vous, qui vous demande au milieu de la nuit de vous reculer parce que son ancre à lui a dérapé ? C'est du vécu, n'est-ce pas Roland ?

Quand vous aviez prévu votre mouillage, la météo vous avait promis du beau temps pour la nuit. Mais la nuit, les promesses s'oublient et le zéphir est un peu plus fort, un peu plus soutenu. Vous ne dormez plus, vous allez voir si l'ancre tient, vous vérifiez pour la quatrième fois que l'alarme de mouillage est bien réglée. Elle se déclenche, vous augmentez la distance. Bref, vous prenez la frontale avec un bouquin et allez vous geler le reste de la nuit dans le cockpit, et sans pouvoir lire !

L’affaire est close … jusqu’au prochain mouillage

 

Samedi 12 octobre

Arbatax est un port que nous avons bien apprécié. Il n'est pas grand, la capitainerie est accueillante, tout le monde est sympa. Ils ont tout de suite répondu à l'appel VHF que Roland avait lancé en anglais en entrant dans l'avant port. Le marinero nous a attendus, il n'a pas plaint sa peine pour nous amarrer. Le tarif est des plus raisonnables. A propos des sanitaires, je n'ai aucune critique à émettre, vu ce que l'on a connu. Propres, eau chaude et gratis !

Le mouillage d'hier a fait fondre toutes nos vivres, il a fallu reconstituer les stocks. Pensez donc, quand il n'y a rien à faire, on mange et on boit !

Le super marché n'est pas loin du port, mais il faut contourner la vieille voie ferrée qui sert désormais au petit train touristique. Pas de pastis, mais on s'y attendait Roland et moi. Il faudra se rationner jusqu'à l'île d'Elbe. J'ai toutefois pu remplacer la bouteille vide de Limoncello. Et puis il reste encore du rhum Charette. Les tomates, nous avons renoncé d'en acheter car ici, ils les vendent encore vertes. Nous avons craqué pour des mandarines magnifiques, qui se révéleront plus tard par chacun de nous impropres à la consommation, c'est dire comme elles étaient deg... La salade n'a pas retenu notre attention. Le pain non plus, hormis un pain de mie car il faut bien se nourrir tout de même. Le raisin présentait bien.

Gilles a réussi à trouver une boulangerie ouverte qui était fermée ! Vous avez compris ? moi pas, mais c’est ce qu’il nous a dit.

Nous nous réjouissions à l'idée de passer une nuit calme et réparatrice après le mouillage d'hier. La nuit venue, une sono est venu remplir l'espace sonore avec des chansons romantiques italiennes, et ce jusque tard dans la nuit, ce qui donna un argument supplémentaire à Gilles en faveur des mouillages. Argument que j'ai vite réfuté car les guinguettes des plages ne sont pas en reste du fait qu'elles sont isolées, et elles en profitent.

Nous avons cependant bien dormi. Pas de houle. C'est à 6 heures du matin que l'alarme nous réveille pour le départ. Petit déjeuner copieux comme à l'habitude, pain grillé avec beurre et confiture. Gilles et Roland sont très forts dans l'art de le préparer. C'est un métier ! Je ne prendrai pas le risque de les décevoir en le préparant moi moi-même, et de plus, je risquerais de les vexer. Tant pis, je prends sur moi. C'est ça l'abnégation: savoir se sacrifier.

La sortie du port est sans surprise. Sitôt en dehors, nous établissons la grand-voile. Pour mettre le génois, nous devons attendre que la lessive de Gilles soit sèche. Oui, il faut dire que les écoutes de génois, une fois tendues, elles ne battent pas au port avec le vent et de plus, Gilles s'en sert d'étendage. Roland et moi le laissons faire, tant qu'il n'installe pas de parabole, ça ne nous dérange pas trop.

Et il n'y a plus de vent. Moteur. 

Nous avons un voyage de 180 miles pour arriver à Portoferraio. Donc 36heures si nous naviguons à 5 nœuds. Chacun commence à s'occuper car il va falloir tuer le temps. Le soleil commence à poindre, il est au-dessus de l'horizon, mais dans les nuages. Gilles nous fait entendre le sketch de Coluche en vacances à propos du lever et du coucher de soleil. Bien que souvent entendu, il nous fait toujours rire autant.

La chaleur monte. J'enlève ma deuxième polaire en gardant tout de même la première dessous.

Gilles qui aurait soi-disant encore mal dormi part se reposer dans sa cabine. Avec le bruit du moteur, ça ne va pas arranger les choses. Roland se relance dans la pêche. Il monte une nouvelle ligne. Je viens à son secours pour démêler son paillasson. Il réussit à les installer toutes les deux, laissant présager un espoir irraisonné de pêche miraculeuse comme il l'a appris au catéchisme.

Est-il besoin de vous raconter ce passage de l'évangile de Luc? Vous le connaissez tous, plus ou moins oublié par votre mémoire, mais je suis certain que Gilles ne le connait pas. Il doit savoir pour connaitre ce qui l'attend.

Cela se passait donc sur le lac de Genesareth. Pour se faire entendre de la foule, Jésus monta dans la barque de Simon qui était pêcheur, il s'assit et s’adressa à la foule. Après avoir fini de parler, il demanda à Simon de s'éloigner et de jeter les filets. Simon dit à Jésus "nous avons pêché toute la nuit et n'avons rien pris, mais puisque tu me le demandes, alors j'obéis ". Quand il retira son filet, il était plein à craquer. C'est ainsi que Simon Pierre abandonna la pêche pour devenir disciple de Jésus et ainsi pêcheur d'homme.

Donc Gilles, si Roland nous fait une pêche aussi extraordinaire que celle que Luc (l'évangéliste, pas celui qui nous avait accompagné à Malte et qui s'est retiré à Fourneaux!) nous rapporte dans son évangile, il te faudra bien reconnaître le caractère divin de cette pêche et transformer ta vie pour devenir à ton tour disciple de Jésus. Certes il faudra te plier aux règles de ta nouvelle vie. La plus dure pour toi sera de faire carême. Ce n'est pas compliqué : pendant 40 jours consécutifs, jour comme nuit car ce n'est pas le ramadan, tu devras jeûner, ne pas manger de friandises, donc pas de glaces. Ce n'est pas long 40 jours par ans, tu verras. En revanche, tu ne devras pas manger de viande, ni de charcuterie, ni grattons, jambon ou saucisson tous les vendredis de toute l'année.

Gilles vient de se réveiller. Le cauchemar est fini Gilles, c'est un mauvais rêve, Roland vient de rentrer ses lignes, il n'y a plus de risque ! De toutes façons, avec 1 ou 2 prises, ça n'aurait pas été une pêche miraculeuse, tout juste un accident.

Parfaitement réveillé et conscient de ce qu'il a failli vivre, il s'octroie une petite collation et décide de réparer ses chaussures avec les instruments de couture pour voiles. A bord, nous recrutons dans toutes sortes de métiers, jusqu'à maintenant on privilégiait les cuisiniers, les électriciens et les plombiers. Aujourd'hui nous avons notre bouif. Après m'être assuré de sa compétence, je lui ai apporté une mule à réparer, il m'a fait une belle couture en échange de quoi je lui ai promis d'être gentil avec lui dans mon blog.

Dire que je lui ai fait une promesse que je ne pourrai pas tenir, je m'en veux un petit peu, mais je ne peux pas m'en empêcher. Si je dis du bien de tout le monde, je vais perdre mes lecteurs un par un! Et je vivrai de quoi ?

 

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Pendant que j'écris je vois Roland qui range son matériel de pêche. D'un air qui se veut intéressé, que d'autres qualifieraient de moqueur, je lance un "alors, ca mord?", et, style Pierre Mondy, il me répond "non pas vraiment, j'ai perdu la planchette" et il va se coucher, déçu, visiblement affecté. 

C'est à ce moment que je comprends tout: je comprends pourquoi Jésus n'a pas choisi Roland pour la pêche miraculeuse, il fallait pour cela que le pêcheur l'aide un peu pour faire le miracle, et là, il a vu qu'il n’y avait pas d'espoir et c'est comme cela qu'il a choisi Simon Pierre. C'est beaucoup mieux comme ça ! Simon Pierre a fini pape ! Vous imaginez ce qui aurait pu arriver ?

Il est midi, il va falloir que j'aille réveiller Roland pour lui apporter le réconfort d'un viatique à l'anis. Gilles surveille la marche de Nymphaea, il aura droit à son eau "frizantée".Je vais attendre qu'ils en manifestent l'envie car nous sommes en rationnement en ce qui concerne le pastis.

J'espère que Roland ne sera pas fâché malgré tout ce que j'ai dit de ses qualités de pêcheur parce que de nous trois, il faut reconnaitre que tous comptes faits et de loin, c'est lui le meilleur.

Gilles est en train de lire une histoire de Napoléon sur sa vie à l'île d'Elbe. 

Cela me donne l'envie d'aller chercher un autre bouquin sur l'île. En cherchant le livre, je m'aperçois que j'ai les doigts pleins de crème. Ce sont les nougats que Roland avait achetés, ceux qu'il nous avait prié de bien vouloir manger car ils coulaient.

Je ne comprends rien aux nougats! C'est une spécialité de Montélimar. C'en est une de Barcelone, de Cadix, et encore de Sardaigne car il les a achetés à Alghero. Si c'est une spécialité de partout, ce n'est plus une spécialité ! Et puis quand c'est mou, ça colle et vous perdez une couronne, quand c'est dur vous vous cassez une dent! Et pour qui on achète ces nougats? Pour les petits enfants! Romain et Magali, faites gaffe quand Roland vient avec des bonbons pour les enfants! Sandra et Jean-Michel, je vous promets de ne plus vous en ramener.

Il est 1h, nous venons de prendre une tranche de jambon cru qu'a ramené Gilles. 

Le soleil est présent mais voilé. Ce n'est pas plus mal. Il fait 27,5 degrés dans le carré. La chaleur est supportable pour certains quand d'autres diront "il fait chaud!"

Pas de vent si ce n'est celui qu'on produit en avançant.

Voilà qui m'amène à sortir l'anémomètre. Les piles ont été remplacées, la notice téléchargée, mais nous ne connaissons pas les finesses de l'instrument. C'est le moment d'apprendre pour passer le temps. 3 nœuds de vent, c'est insuffisant, le moteur palie. Nous sommes assurés de ne pas avoir plus de 15noeuds  d'après les prévisions. Alors patience. 14h et nous avons parcouru 35 nautiques en 7h. Notre moyenne de 5 nœuds est atteinte. Il en reste 135 soit encore 27h de navigation et arriverons dans 24h + 3h soit lundi 14h+3h donc lundi à 17h00.

15h45, le vent est monté, ce qui n'a pas échappé à la vigilance de mes acolytes qui sortent le génois. Nous filons 6 nœuds après avoir coupé le moteur.

Je prends le temps de lire la vie de Napoléon à l'île Elbe. Si je ne me rappelle que de la moitié, je serai incollable sur l'empereur.

17h il reste 118 miles soit 24h à 5 nœuds, nous maintenons la même heure d'arrivée lundi 17h.

Le ciel est gris, la côte sarde s'éloigne, elle est surmontée par la brume. Nous sommes à la hauteur d'Olbia. Pas de dauphins en vue, pas de baleine et encore moins de sirènes.

Roland barre toujours à la main, sans le recours au pilote automatique. Gilles qui avait attaqué un bouquin de 800 pages en est à la 300ème.

19h00 Roland est à la barre quand il s'aperçoit qu'il est va droit sur un nid de chalutiers. Ils ont des trajectoires désordonnées, vitesse faible. L'AIS n'apporte pas des précisions essentielles, nous ne retrouvons pas les feux qu'ils devraient arborer. Tant que ça ne touche pas, on y va!

Gilles va commencer son quart à 20h, il sera remplacé  à 23h par Roland 

Je vais me reposer pour être frais à 2h et assurer la veille. Reposer est un grand mot car je n'ai pas trop forcé aujourd'hui, ni les autres jours non plus. On n'est pas là pour ça.

La mer est calme, nous marchons au moteur, je suis secoué modérément sur ma couchette, il est difficile de dormir. Le bruit de l'eau sur la coque me tient compagnie. Pas question d'écouter la radio nous sommes trop loin de la côte. Il n'y a qu'à dormir alors je dors.

C'est beaucoup dire.

L'alarme de mon téléphone me réveille à 1h45 comme je le lui avais demandé. Je vais voir le temps qu'il fait dehors, je salue Roland qui m'annonce qu'il fait frais. Pas si frais tout de même.

Le temps de m'habiller, de boire un coup, je suis prêt pour relayer Roland. Tout est clair, il n'a vu qu'un seul bateau et loin. Salut Roland et bonne nuit! Le temps est brumeux mais la lune est pleine et éclaire bien la nuit. Le quart est agréable dans ces conditions, mais c'est le début. Le temps de voir où on se situe sur la carte, faire le calcul de ce qui reste à faire, taper quelques biscuits dans les boîtes, faire quelques tours d'horizon, le temps passe assez vite la première heure.

Pendant que je vous raconte tout ça, il est déjà 3h. La VHF est bien calme, je vérifie qu'elle soit bien allumée. Je regarde l'AIS qui m'annonce un bateau à 12 nautiques. Sa route et son éloignement font qu'il ne nous menace pas, mais par curiosité je regarde ses infos. Pas de nom, il fait route au 355° à 12 noeuds et il serait à quai! Mais comment fait-il donc si loin de la côte ? Il aura tout simplement oublié de détacher une amarre probablement.

La lune se fait rattraper par un gros nuage noir. Mauvais présage. C'est peut-être bien la pluie annoncée. 

J'ai fait la moitié de mon quart. Et je n'ai plus rien à vous raconter. Je ne vais pas vous refaire le coup de l'évangile, je n'ai pas d'internet !

La lune est réapparue, bonne nouvelle. Pas plus de bateaux autour. Quand il y en a, on est inquiet, on a peur de ne pas être vus. Quand il n'y a rien, on se sent seul au monde.

La VHF recherche le bateau Yala et en français. Normal, on est revenu en France. 

Nous sommes à 30 nautiques de Montecristo. Il faudra éviter le petit caillou qui est à l'ouest de Montecristo, il est tout petit. Ce sera la tâche de mon successeur. Giglio est à une cinquantaine mais un peu plus a l'est.

Il est 4h00. Un petit remontant me fera le plus grand bien, genre Limoncello.

4h30, je vais attendre la fin de mon quart sur l'escaler de la descente, je pourrai somnoler en attendant la relève. 

Relève assurée : « Salut Gilles, pas de bateaux à l‘horizon, bon quart ! » Je ne traine pas pour aller me coucher.

 

8h00 Les voiles sont sorties. Le soleil est levé. La cafetière ne siffle pas, en mer c'est difficile de faire du café. Nous arrivons au niveau de Pianosa, on voit la tour qui balise le Scoglio Africa. Je n'ai pas réussi à savoir si les hauts fonds dépassaient de la surface de la mer. Nous sommes en vue de Pianosa.

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C'est à la latitude 42°25' que Gilles mets une petite laine. C'est signe que l'hiver sera rude.

Nous approchons Pianosa. Comme Montecristo, c'est une réserve, l'accès est interdit. Nous l'avons vu à temps. Nous n'avons pas franchi la limite, enfin si peu, l'épaisseur de la mine du crayon.

Le vent est soutenu, sur une distance de 15 nautiques nous avons fait une moyenne de 7.5 noeuds, avec une pointe de 10.5 noeuds !

Elbe est à peine visible dans la brume. GV et génois sont partiellement rentrés, le bateau a moins de gite et progresse tout autant. Il reste 13 nautiques pour arriver.

Nous sommes arrivés. Toujours le même bon accueil. Magnifique manœuvre de Gilles devant quelques spectateurs ébahis.

On va boire un coup et douche pour tout le monde.

 

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10 octobre 2019

Cagliari toujours

Cagliari toujours

Mardi 8 octobre 2019

C’est vers l’ouest que nous conduit Gilles et plus exactement à : l’isola di Sant’Antioco « sauvage, exposée aux vents et aux pirates… » nous dit le Geo Guide.

Déjeuner au bord de l’eau, enfin presque puisque la route nous amène les pétrolettes…, puis visite acharnée des hypogées qui sont des logements creusés sous terre. Successivement habitations, catacombes puis à nouveau logements. 2.5€ la visite et le tout expliqué en italien, avec accès aux commodités contemporaines. La basilique est en rénovation complète, nous ne verrons pas l’intérieur qui est condamné. L’extérieur non plus car la façade est protégée par un filet. Dommage, elle était à voir.

Retour en passant le long des marais salants de Cagliari et retour sur Nymphaea. Le vent s’est levé.

Mercredi 9 octobre 2019

Ce n’est pas que l’on se soit levé tard, mais nous ne sommes pas partis trop tôt. Le projet du jour était d’aller à une plage située assez loin. Réflexion faite, il a été jugé inopportun de faire autant de km alors que la plage de Poetto était proche et pas si mal. Café près de la plage, une grande marche le long de la plage pour les volontaires. Les non volontaires sont partis faire des courses.

Déjeuner à la plage, bain pour les plus vaillants ; aujourd’hui il n’y en avait qu’un seul : Gilles. Séchage au soleil et coup de soleil pour les autres.

Dernier repas à bord. Renée et Nicole repartent demain jeudi.

Jeudi 10 octobre 2019

6h00 du matin, les alarmes des téléphones nous réveillent. La ruche ronronne. La bouilloire siffle, la cafetière gargouille, le petit déjeuner se fait en silence car le programme du jour n’est plus à discuter: c’est le grand jour du départ de Nicole et Renée. Départ à 7h00 pour être à l’aéroport à 8h00. Je les accompagne jusqu’à la voiture sur le parking et les laisse partir après des adieux dans la nuit, je rentre seul sur le bateau.

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Mon équipage revient vers 8h30. Il faut aller rendre la voiture que nous avions louée et nous partons voir le jardin botanique que nous n’avions pas encore vu.

 

 

 

 

 

 

 

Sur le trajet, nous visitons la chiesa di San Michele Archangelo. Nous sommes accaparés par une charmante dame qui fait un tas d’efforts pour nous parler de son église en italien. Elle va même nous faire visiter la sacristie qui est d’une décoration des plus luxueuses, des toiles peintes en 1500 d’après Roland, des marqueteries, des statues qui sont portées lors des processions…

Pour faire bonne impression, nous faisons une offrande, d’un geste large qui se veut digne et généreux, nous faisons tomber une pièce dans le tronc prévu. Nous nous attendions à ce que le bruit de la chute de la pièce retentisse dans l’église recueillie; ce ne sera que le bruit d’une pièce amortie par du feutre. La déception est grande, mais notre hôtesse a vu le geste, et pour nous récompenser, elle nous offre l’image pieuse de Saint Michel Archange terrassant le dragon.

 

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Roland et moi l’acceptons avec moultes remerciements, tandis que Gilles se bat comme un diable pour la refuser et ne pas la prendre, sortant à reculons, semblant craindre que la sainte image ne le transforme en chrétien obligé de dire ses prières et se confesser ou peut-être pire encore, en martyr comme sur les peintures de l’église, crucifié ou brûlé.

Nous arrivons au jardin botanique. Pas grand monde à l’entrée. Nous cheminons sur un parcours où sont présentées des plantes qui ont été citées dans la bible.

 

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Si elles sont nombreuses à être citées, elles le sont moins à être vivaces dans leur pot, probablement par le fait que la saison était terminée. Nous voyons un tas d’arbres et de plantes grasses, de cactus tous familiers de Gilles et Roland. Curieusement, nous sortons par la billetterie. Nous avons du rentrer par un portail laissé ouvert par oubli par les ouvriers du parc. De ce faite, nous n’avons pas pu profiter de la réduction qui nous avait été faite lors de la visite des nouraghes.

Gilles et Roland, abandonnés par leurs épouses sont tristes. Si !

Les yeux battus, la mine triste, les joues blêmes, ils ne dorment plus, ils ne sont que l’ombre de soi-même, seuls dans la rue, ils rôdent comme des âmes en peine…

J’ai eu beaucoup de peine à les divertir. C’est en parlant de petit cochon grillé que j’ai aperçu l’esquisse d’un sourire sur les lèvres de Roland, pendant que Gilles tournait la tête de toutes parts, se demandant déjà où il pouvait les voir.

Retenez : Su Cumbidu 13 via Napoli à Cagliari. Nous ne pouvons en dire que du bien. Le petit cochon a été très bon. « ça fait du bien !» a dit Gilles en quittant le restaurant, ce qui veut dire que c’est très très bon.

Le retour au bateau fut long car nous avions rendu la voiture le matin. Peut-être bien 4 à 5km, mais le long du port.

La sieste s’imposait pour faciliter la digestion. Puis le vent s'est levé. Nous aussi. Lecture, Sudoku et blog. 

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08 octobre 2019

Cagliari

Cagliari

Lundi 30 septembre 2019 pas beaucoup de vent, nous recherchons un mouillage accueillant, sympa, et surtout autorisé avant d’arriver à Cagliari. Un coup c’est militaire donc interdit, un autre coup, c’est peuplé de bateaux-moteur… Nous trouverons notre rêve au porto di Malfatano, bien abrité à côté de l’île Tuarreda. A peine installés, un catamaran nous tourne autour et vient jeter son ancre à proximité.

Gilles va reconnaitre les lieux il part avec pour seuls vêtements les palmes, le masque et le tuba. Nous ne le reverrons pas pendant un long moment, le temps pour lui de faire le tour de l’île à la nage, entre 1 et 2 km. Nuit calme, ni vent, ni houle, ni bruit !

La nuit passée, Gilles n’a bien sur pas pu se retenir de piquer une tête. Roland ne se sent pas d’attaque à aller prendre le café sur la plage, nous partons Gilles et moi en annexe. Retour au bateau

Roland avait en tête d’essayer un gilet gonflable, et c’est Gilles qui va exécuter son rêve. Nous avions un gilet dont la date était arrivée à expiration, il va nous servir pour l’essai.

Après avoir sauté, le gilet se gonfle, il enveloppe vraiment le cou et Gilles avait la tête coincée, sans pouvoir la bouger. Donc efficace, et ce même après avoir dépassé de 3 ans la date de validité !

Mardi 1 octobre 2019

Départ du mouillage de rêve pour Cagliari. Le golfe de Cagliari est immense, des installations industrielles, des chenaux. Et curieusement, nous n’avons pas vu un seul gros bateau arriver ou partir. Que se passerait-il donc ?

Il ne se passe rien, il y a tout simplement beaucoup moins de trafic qu’à Caloforte.

Arrivés au port que nous ont indiqué les jeunes de la grotte de Nettuno, nous avons bien regretté de les avoir connus car ce sont eux qui nous ont fait l’article de la marina dell Sole.

D’une part, beaucoup de bateaux semblent n’avoir pas navigué depuis longtemps, vu la quantité de moules qu’ils ont sur la coque, et d’autre part les sanitaires qui nous ont fait une drôle d’impression de déjà vu au port du Frioul. Si les douches sont opérationnelles avec eau chaude et froide, gratis, on doit reconnaitre que les cloisons sont d’une légèreté telle que l’on peut voir à travers. D’autre part, le dépôt d’un sac poubelle est facturé 1 €. !

Courses au supermarché. Figurez-vous que mes cuisiniers se plaignaient de n’avoir plus d’herbes de Provence et que dès lors, ils n’étaient plus en mesure de cuisiner. Ils ont cherché et le plus fort est qu’ils en ont trouvé ! Comme si le thym et le romarin n’existaient pas en Sardaigne. En revanche pas de moutarde.

Au retour sur le bateau, Il y avait un joueur de cornemuse que l’on a écouté religieusement avec un voisin de ponton et applaudi dès son récital terminé. Il en a été tout ému. Puis le doute s’installe : était-ce un biniou ou une cornemuse ? Nous ne le saurons pas.

Et puis, cette nana toute fière, qui brandit l’espadon qu’elle a pêché. Nous la félicitons pour sa prise et l’incitons à ne pas la montrer à tout le monde car la taille semble loin d’être réglementaire…

Nous sommes allés voir le centre ville en regardant les autres ports. 60€/jour ou 150€ les 3 jours au lieu de 38€ à Marina Delle Sole. Le standing c’est bien aussi une seule histoire de pognon. Clean, personnel à polo blanc…

Un petit coup dans un café le long du quai et retour au bateau. Un dernier détour par la marina San Elmo. Tarif attractif, douches plus engageants que Delle Sole.

Mercredi 2 octobre 2019 et jeudi 3 octobre

Douche dans le sanitaire de Del Sole sur le ponton. Il faut essayer pour voir si c’est vraiment le Frioul.

Douche prise, il faut reconnaitre que l’installation est opérationnelle, vielle voire très vielle.

Nous avons assisté au chargement d’une vedette de l’administration sur un camion.

Et pour passer le temps, nous sommes allés faire le plein de Go à l’autre bout du port. Il n’y a pas de concurrence et le prix s’en ressent : près de 2€ le litre !

Pour le retour, nous avons décidé d’aller dans la marina Karialis, celle qui possède son club nautique. La classe en quelque sorte. Oublions le prix, ne soyons pas mesquins ! Accueil et tout ce qui va avec, c’est impeccable.

Déjeuner à bord suivi d’une sieste réparatrice. Sortie en ville pour trouver des tarifs de location de voiture.

Recherche d’une serviette de toilette : introuvable, il n’y a que bar, restaurant, boutique de sape et rien d’autre.

Avant de se pointer au restaurant, étape au bateau.

Nous sommes bien tombés sur le bon restau. Bons produits, bien argumentés en italien, on est bien accueillis, et puis chupito à la myrte à la fin et de plus le prix est attractif. Nous y reviendrons probablement.

Nuit calme, chaude en ce qui concerne la température. Réveil par la circulation et par le trafic des avions qui a repris.

Nous aurions du visiter les douche au club avant de venir nous installer, mais sachez que les sanitaires s’ils sont propres, ils sont déplorables devant le standing prétendu. Voir les détails sur les avis Google à Portus Karalis.

Courses dans la ville, achat d’une serviette de toilette parce que nous sommes passés dans la rue qui vend des serviettes de toilette, et au supermarché nous avons pris fruits, légumes.

Diner à bord et l’après-midi à lire, écouter la radio ou cuisiner pour recevoir nos prochaines invitées.

Le vent est intermittent. Le soleil bien présent.

Nous sommes très bien à la marina : en plein centre ville et le bruit est lointain, tout à fait modéré.

L’après-midi, Gilles et moi avons laissé la cuisine entière à Roland pour qu’il puisse se dépenser à fignoler sa quiche-tomate pendant que nous allions voir le retour de la régate que nous avions croisée il y a 2 jours.

Ce sont tous des Bavaria 51. Probablement un club de voile hollandais, car nous n’avons trouvé personne pour nous renseigner.

Nous avons pu voir où le team Pirelli préparait son bateau « Luna Rossa » pour la prochaine coupe de l’America. Tout est caché, nous ne pourrons pas trahir de secrets.

Le soir arrivant, nous allons chercher Nicole et Renée qui sont arrivées en avion.

 

Vendredi 4 octobre, visite de la ville

Le bastion saint Remy, la cathédrale, le petit mercato, …

 

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A midi nous sommes allés remanger dans la rue de Napoli chez celui qui nous avait soudoyé d’un chupito.

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons pu voir l’église du saint Sépulcre qui n’était pas ouverte en début d’après-midi.

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Samedi 5 octobre 2019

Aller chercher la voiture, changer de place de port. Prise de connaissance des nouveaux lieux.

La charge d’aller payer la place de port m’a été attribuée avec pour consigne de modérer toutes mes appréciations dans quelque domaine que ce soit. Par 3 fois ils m’ont fait recommencer la procédure de la carte bancaire. Les 3 fois le code était bon sans que la transaction ne puisse se faire. Retourné au bateau, j’ai pu vérifier que mon compte était largement approvisionné pour la somme.

 

 

Samedi, c'est aussi l'anniversaire de Renée. Nous lui avons offert  la visite des tombes puniques, et même, nous l'avons emmenée en courses chez Auchan. Et comme ça ne suffisait pas, nous sommes allés déjeuner en ville autour d’un cochonnet grillé qui est une spécialité sarde.

Dimanche 6 octobre 2019

Visite de quelques curiosités…

Iglesias connu pour sa cathédrale Santa Chiara reliée à l’évêché par un pont des soupirs, ses petites rues, sa place meublée par un puits au-dessus d’une citerne.

Antas, son temple romain et les carrières romaines.

 

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Le port de Buggerru dans lequel Nymphaea ne peut entrer à cause de son tirant d’eau, c’est vous dire combien il est gros mon bateau !.

Nous avons traversé le village de Fluminimaggiore

Lundi 7 octobre 2019

Comme la nuit précédente, nous avons eu la cigale ou le grillon qui a joué sans discontinuer de son instrument de 3h du matin à 5h00 puis il s’est tu. A 6H00 une mouche prend le relai, se posant sur toute partie de votre peau restée découverte.

Si les douches de notre marina sont potables eut égard au standing, on pourra reconnaitre cependant que si l’eau froide ou chaude coule à flot, la température varie énormément en fonction de paramètres que l’on ne maitrise pas, et à priori aussi, les plombiers qui les ont construites.

Le matin est pluvieux. Des courses sont envisagées par Gilles et Roland.

 

 

 

 

 

Aujourd’hui, le but est d’aller à Barumini pour voir les nuraghi ainsi que les sites concernant la civilisation nuragiques.

 

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Qu’est un nuraghe ? C’est un tas de cailloux organisés entre eux pour faire un trou au milieu.

 

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Une description guère plus fidèle vous est donnée dans wikipédia, si vous vous intéressez au problème ou vous demanderez à Roland qui vous donnera toutes les explications. Gilles est également très documenté.

Le site de Su Nuraxi est un site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Après, nous sommes allés déjeuner pour finir à 16H30, après avoir négocié la facture, sur laquelle nous avons contesté des quantités que nous avons qualifiées d’abusives, alors que notre serveur, très volubile, nous a laissé entendre qu’il s’agissait d’une erreur. En réalité plusieurs.

Retour au bateau par Poetto, plage de Cagliari qu’il faut voir, même si le soir est tombé. C’était le cas.

 

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29 septembre 2019

de Bosa à Calforte

de Bosa à Calforte

Vendredi 27 septembre 2019

Le port est plutôt désert, il n’y a pas grand-chose : la zone ! Nous avons besoin de voir de la vie autour de nous. Alors baluchon sur le dos, direction la ville proche : Oristano, en bus car nous ne nous sentons pas d’y aller à pied. A tout hasard, Gilles demande à une voiture si…. Et bien oui ! Le conducteur va par là-bas et accepte de nous faire faire un bout de chemin en voiture. Ce n’est pas le centre ville, mais nous prenons un café en attendant le bus.

A remarquer les avis de décès sur l'arrêt du bus.

 

(Vous avez remarqué les avis de décès sur l'abri-bus ?)

 

A peine arrivés à Oristano, une manifestation bloque le bus. Tous des jeunes, et on est vendredi, ça ne vous dit rien ?

 

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Et bien si, ce sont les adeptes de Greta T. qui ont fait craquer les cours pour manifester.

 

 

 

 

C’est une ville de 32000 habitants. Roland a rapidement compté une centaine de manifestants tout au plus, tandis que, selon Gilles, qui vient de téléphoner à un ami syndicaliste de ses relations, il y aurait 32021 manifestants au bas mot !

 

 

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Et puis, comme il était bientôt midi, ça s’est bien vite dégonflé : 3 pelés et un tondu.

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La faim nous a rappelés à l’ordre aussi et nous avons déjeuné dans un resto que les mouches connaissaient bien.

 

 

 

 

 

 

 

Retour en bus sans encombre après quelques courses.

Roland perfectionne sa recette de quiche à la tomate.

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Samedi 28 septembre 2019

Nous reprenons notre route vers le sud, départ à l’aube à 7h00. Tout va bien, la mer est d’huile.

Quoique la vitesse soit élevée pour la pêche à la traine, Roland tente sa chance une énième fois. Il faut savoir que tous ceux qui gagnent ont tenté leur chance. Roland a jusqu’à maintenant eu peu de chance en ce qui concerne la pêche. A Toulon, il avait, sur sa cagnotte personnelle (ce qui en dit long sur son espoir de réussite), investi dans une ligne de traine sans planchette mais avec un plomb assez lourd. Aujourd’hui, le vent a tourné : Roland nous a ramené une bonite de 40.5 cm.

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Belle bête, elle va passer à la poêle sans tarder, et déjà, la question de la cuisson se pose : bien cuit ou rosé ? La préparation sera l’objet de discussions interminables pendant le reste de la journée.

Pour midi, mouillage dans le porto Tixeddu. Gilles est allé prendre son bain avec palmes, masque et tuba. Il en a profité pour décoincer la molette du loch qui était bloquée. Le vent était soutenu pendant notre pose. Et nous reprîmes la route.

Arrivée à Piana au port Caloforte. Dans la marina Sifredi, qui était la mieux cotée, ou alors, c’est qu’il n’y avait qu’un seul avis positif. Je crois qu’ici Sifredi était un honnête homme, comme tant d’autres d’ailleurs et qu’il n’y a pas de sot métier. A vrai dire, je n’en sais rien, mais je ne voudrais pas que vous imaginiez des choses qui n’ont pas lieu, ou que vous fassiez des rapprochements tout autant inappropriés.

Les toilettes sont au premier abord très flatteuses. Propres, belles, claires. Quand vous prenez votre douche, gratuite, et avec de l’eau que vous pouvez régler à votre convenance, vous vous apercevez que vous ne savez pas ou poser ce qui craint l’eau, sauf à tout laisser à l’extérieur. Si seulement toutes les toilettes des ports étaient à ce standard, ce serait le paradis.

Quelques courses pour découvrir la cité.

Soirée à bord.

Dimanche 29 septembre 2019

Promenade pour tout l’équipage. Quelques marches à gravir et nous voilà sur les fortifications. Nous redescendons après avoir vu les marais salants depuis les hauteurs de la ville.

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Retour à bord pour l’apéritif. Recherche d’un restaurant. Pas facile ici à midi et demi. On ne mange pas avant 1h00. Nous sommes tombés dans un restau au menu simple et attrayant. Tout était bon au dire de chacun.

Après le café, je m’attendais à rejoindre le bord pour une bonne sieste. Je ne sais pas pourquoi, mais Gilles a proposé une randonnée au sommet le plus proche et soit Roland n’a pas compris, soit il n’a pas eu le courage de refuser. Moi, j’ai fait celui qui avait compris et j’ai suivi !

Sans carte, on a pris des chemins qu’on devait être les seuls à avoir empruntés. Tantôt asphalte, tantôt ciment, quand ce n’est pas de la terre battue. Et il fait chaud, et ça monte… et c’est loin. En fait de sommet, nous tombons sur le portail d’une propriété. Impossible d’aller plus loin, et la vue est assez décevante vu que nous n’avons pas pu atteindre le sommet. Retour à la civilisation. Glace, lecture, douche et repos.

Deuxième nuit à Caloforte. 

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25 septembre 2019

La Sardaigne, ça continue

La Sardaigne, ça continue.

Lundi 23 septembre 2019

Il y aurait eu un feu d’artifice cette nuit. Quelques fusées tout au plus. Il y a surtout eu du vent.

Il a plu cette nuit. Un courageux s’est levé cette nuit pour fermer toutes les ouvertures que Gilles a pour obsession d’ouvrir systématiquement la journée. Et puis, le sujet du feu de mouillage est revenu sur le tapis, alors on s’est attelé à sa réparation.

Roland est allé voir que cela ne provenait pas d’une connexion coupée au niveau du projecteur et du feu de hune.

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Le constat est fait : cela vient de plus haut, il faut monter au sommet. Cela exige des compétences supérieures ! Et comme d’habitude,  ces compétences sont attribuées au plus léger : votre serviteur.

La lampe était à incandescence et le filament avait lâché, nous l’avons remplacée par une LED que nous avions par hasard en stock. Il faut savoir que le hasard se provoque et en l’occurrence, notre ancien propriétaire avait déjà approvisionné des lampes de rechange, au cas où… Merci Marc André !

Après cette séance, nous sommes allés déjeuner en ville. A restaurant, le serveur a été très patient pour nous  faire comprendre le « grazie » et le « prego ». Bon repas où nous nous sommes vus offrir le chupito de myrtes.

Gilles et moi sommes alors partis visiter les grottes de Neptunes ou grotte di Nettuno en italien dans le texte.

 

 

 

 

 

 

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Roland a voulu privilégier une sieste. Pour descendre aux grottes : 654 marches à descendre et pour remonter, c’est le même tarif.

 

Arrivés en bas on apprend que la visite commence à 5h, qu’elle dure une 1/2h, sachant que notre car nous reprend à 18h, il nous resterait alors une demi heure pour remonter. Je ne me sens pas d’attaque à relever le défi. Nous nous attardons en bas pour amortir notre descente et nous remontons. La remontée s’est faite en moins de 20 minutes d’après Gilles. C’aurait donc été jouable !

Un rafraîchissement une fois arrivés au sommet dans le seul et unique bar en attendant notre bus.

Nous avons rencontré un jeune couple venu de Sète en bateau avec un bébé de 4 mois et une gamine de 4 ans. On s’est raconté nos aventures de marins…

Le soir, je me suis fait alpaguer par les anciens du port qui prennent l’apéro sur le ponton. Ils ne parlaient pas beaucoup bateau, mais l’ambiance était chaude, le vin blanc aidait à faire raconter des histoires à dormir debout. Pour ne pas être de reste avec eux, j’ai du leur dire que j’avais fait partie du gang de lyonnais…

Mardi 24 septembre 2019

Quelques courses avant de partir. Nous nous sommes rendus au mercato couvert. Pour nous faire comprendre de notre épicière, nous nous sommes servis de Google traduction. Elle nous a pris pour des magiciens, des dieux, que dis-je, des sorciers, elle nous a fait comprendre qu’elle voulait l’application sur son téléphone. Nous lui avons chargée, ses yeux n’arrêtaient pas de tourner dans tous les sens, elle se voyait déjà commercer avec tous les étrangers qui se présenteraient à son échoppe, et principalement les anglais…

Un café et départ vers notre nouvelle destination : un mouillage maintenant que le feu est réparé !

Le mouillage que Roland avait repéré était déjà occupé par un bateau, alors nous avons continué notre route au sud jusqu’à Bosa, un port sur le fleuve Tema qu’il faut un peu remonter. La ville est à près de 2 km à pied, ça fait loin. Les maisons le long de la rivière sont colorées, des tanneries autrefois, et des bateaux de pêcheurs ou des bateaux de plaisance tout le long. Certains pensent à Florence devant ces images.

Le soir, Roland s’est essayé à une nouvelle recette : la quiche tomate !

 

Mercredi 25 septembre 2019

Le jour se lève, le ciel est noir, et le temps avançant, le temps s’éclaircit. Notre voisin bâbord, des anglais et des anglaises  que nous n’avons jamais vus sont partis dans la nuit. 

8H00, nous attendons l’ouverture des toilettes… jusqu’à 9H00 !

Direction le centre ville. Café. Enfin nous trouvons la tapette à mouche que nous recherchions parmi un grand choix. Depuis la tapette en plastique moulé d’une seule pièce à celle avec manche métal en fil torsadé, à celle à manche court et gros tamis, et sans parler des couleurs… Nous avons choisi celle avec un manche télescopique façon poste radio, permettant d’atteindre une mouche avant que celle-ci n’ait pu ressentir votre odeur. La dernière fois, nous avions bien trouvé la tapette à mouche qui nous convenait dans un magasin, mais le code ne passait pas en caisse. L’hôtesse a passé tous les codes-barres de chacune des 12 tapettes en rayon, sans autre résultat que de faire une queue de clients hilares devant les efforts déployés pour vendre une tapette. Nous avions été contraints de renoncer à nos desiderata. Mais revenons à notre périple.

La citadelle est gravie, visitée, photographiée, nous connaissons tout d’elle et redescendons.

 

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La cathédrale Saint Pierre, le ponte Vecchio… les petites rues, les boutiques.

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Un resto a retenu notre attention, que la notre car nous avons été les seuls clients. Nous n’avons pas dus être pénibles car a garçon nous a gratifiés d’un chupito.

Le retour au bateau a été long et fatiguant. Sieste courte puis séance travaux.

L’annexe est testée car il semble qu’elle se dégonfle toute seule. L’essai à l’éponge et à la lessive ne détecte pas la moindre fuite, et pourtant elle fuit…

Voici un matelot affecté à l’entretien des cordages.

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La soirée s’est passée paisiblement au coin du feu, je veux dire dans le cockpit, du côté du feu de l’entrée du port.

Nous avons recherché notre prochaine destination. Ce sera un mouillage car nous n’en faisons pas beaucoup.

A force de chercher sur Navionics et en parallèle avec Google Map en photo satellite, Roland trouve un endroit idéal. Mais en cherchant des avis, on commence à comprendre que l’affaire n’est pas simple. Un plaisancier avait mouillé une nuit à un endroit interdit, ce qui n’était stipulé sur aucune carte, mais seulement en mairie. Il fallait réserver et payer auparavant sur internet. Ne le sachant pas, il s’est vu affliger un PV de 344€.

Notre choix en cherchant bien faisait partie du même genre de piège à c… Nous irons donc au prochain port et nous tâcherons de nous faire expliquer ce qui nous échappe.

Bosa a été une très bonne étape. La ville est à voir, le port est d’un calme redoutable : en eau douce sur le fleuve. Les toilettes ne sont pas à la hauteur du reste, mais elles sont exploitables, contrairement à celles du Frioul.

Et puis ici nous sommes devenus des grands avec notre 38 pieds parmi nos voisins, sauf un Bavaria 46 flambant neuf qui nous fait de l’ombre.

Nous quittons Bosa pour nous rapprocher de Cagliari. Etape à Torregrande. Beaucoup de pêcheurs. Ce n’est pas une marina de grand luxe, mais il y a de la place, nous avons été accueillis sur le quai. Le vent était assez fort de l'ordre de 15 noeuds et Gilles nous prouvé sa maestria en faisant une manœuvre irréprochable, je vous laisse juge :

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Le diner se fera à bord car la fatigue se ressent dans l’équipage et la ville est bien trop loin.

 

 

 

 

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22 septembre 2019

Le grand départ pour la Sardaigne

Le grand départ pour la Sardaigne

Mercredi 18 septembre 2019 Départ pour Porquerolles.

Le porte avion dans la rade est bien le Charles de Gaulle.

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A la sortie de la petite passe, la VHF nous apprend qu’un sous marin doit rentrer, que des tirs de torpilles vont avoir lieu entre le cap Cépet et le cap Sicié.

Nous réussissons à passer entre le sous-marin et les torpilles ! Ce n’était pas difficile, on allait à l’opposé, mais quand même.

Un mouillage est prévu à Porquerolles. On se retrouve au port. La baie que nous envisagions était bondée. A dire que tous les plaisanciers s’étaient donné rendez-vous  au mouillage.

Nous avons fait la connaissance de notre voisin, propriétaire d’un bateau moteur de 40 pieds. 90L de consommation à l’heure à 30 nœuds, je vous laisse faire les calculs pour voir la consommation aux 100 km. Question autonomie, de ce côté, c’est restreint.

Nous avons fait le plein de fuel, même si ce qui restait était amplement suffisant pour notre programme.

Douche, et une virée dans l’île pour les marcheurs. Sur l’île, les bars ont la vie très dure. Nous nous sommes assis à une terrasse, mais le gérant est venu nous dire d’aller ailleurs car il ne pouvait pas servir. Au suivant, nous nous sommes entendus dire qu’il n’y avait plus de personnel et qu’on ne pouvait pas prendre la conso au bar. Au troisième : « je ne fais que restau ». Alors on a décidé qu’on n’avait plus soif et nous sommes rentrés au bateau où il y avait tout ce qu’il faut pour oublier.

 

Jeudi 19 septembre 2019

Et il a bien fallu quitter cette île de rêve où l’on ne boit pas.

Le temps est couvert, le soleil est donc voilé, il y a du vent, puis il n’y en a pas. La mer est d’huile. Beaucoup de navires militaires autour de nous. Ils n’apparaissent pas à l’AIS !!!!

Tiens, ils recherchent un voilier qui serait dans le secteur. Ce n’est pas nous. Serait-il sur la trajectoire d’une torpille ?

Vendredi 20 septembre 2019

A 6h, le vent se lève. Le gros temps annoncé arrive. Du moteur, jusqu’à maintenant, il faut passer à la voile. Je réveille Roland pour me donner un coup de main.

Nous visions Stintino dans le golfo dell Asinara. Nous décidons d’aller plus au sud à Alghero. C’est finalement un mouillage que nous retenons quelques miles avant à Porto Ferro vers la torre Negra et la torre bianca.  Une nuit tranquille, c’est le premier mouillage de nuit. Personne ! Nous sommes seuls au monde !

Samedi 21 septembre 2019

Le bateau n’a pas bougé de la nuit, l’ancre est toujours accrochée au fond de sable.

Nous gonflons l’annexe pour visiter la côte, dire bonjour ou plutôt « buon jorno » à quelques autoctones…

Eventuellement prendre « un café longo ». Arrivés sur la plage, l’annexe est sortie de l’eau et on voit une vedette de l’armée italienne tourner autour de notre bateau. Serions-nous en infraction ? avons-nous le droit de mouiller ici ? … Des questions qui resteront sans réponse. Dans la nuit, nous avions repéré les lumières d’une taverne ou d’un bar de plage. Nous y allons, c’est à environ 2km.

 

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Nous marchions le long de la mer sur la sable mouillé, façon « l’aventure c’est l’aventure », mais sans la chorégraphie. Certains auraient pu croire au retour de Ventura (Roland), Brel (Gilles) , Denner (JPierre). Et Charles Girard, qui vient de mourir aujourd'hui, devait incarner son propre rôle. Pas d’italien pour incarner Aldo Maccione, ils ne sont pas encore levés à cette heure.

 

Vous avais-je dit que le feu de mouillage ne marchait pas ? C’est fait. On le réparera bientôt.

Et après l’apéro d’usage , une collation d’usage. Puis nous avons repris la mer pour atteindre Alghero.

Le trajet était super, des falaises, des grottes, des îles…

Nous avons été interceptés à l’entrée du port par un zodiac. Il y a plusieurs marinas dans le port. Avant de suivre ce zélé marinero nous avons d’abord demandé le tarif. Il nous a mené à une marina qui certes avait bonne réputation d’après nos recherches Google, mais qui n’était pas celle que nous avait indiqué un certain Jérôme de Martigues « tu vas au fond du port, c’est le port municipal !». Etant loin de maitriser la langue, puisque nous n’en connaissons pas un seul mot, nous avons cédé à la retape. Ser Mar, est une bonne marina, même si c’est un peu « court » question sanitaire, un peu loin de la ville.

A propos du WC, si vous y venez un jour, je dois vous prévenir que quand vous êtes assis dans la position classique et adéquate et qu’une envie d’éternuer se manifeste, ouvrez vite la porte pour ne pas vous fracasser la tête dessus.

Le soir, nous sommes allé voir au fameux port municipal, c’est un peu plus cher, mais c’est beaucoup plus près de la ville puisque c’est dans la ville ! On reste à Ser Mar.

Nous prenons la température de la ville. Touristique. Une glace et des courses. Retour au bateau.

La douche est de rigueur. Gilles et moi essayons la douche du bord. Je la trouve tout à fait convenable. Cela permet de laver le WC avec la douchette. Certes c’est exigu, le flexible court, mais c’est possible ! Le comble du luxe.

Dimanche 22 septembre 2019

Grasse matinée.

Il y aurait un Lidl et ouvert ce dimanche !

Pendant que Roland et Gilles vont à la laverie, je m’occupe du blog.

Déjeuner à bord, sieste. Au réveil, on a bien parlé de réparer le feu de mouillage, mais nous ne sommes pas allés au-delà.

Départ pour une visite de la ville. IMG_20190922_162331599

La cathédrale, le bord de mer fortifié et une glace. Sans oublier de passer chez Lidl puisque dimanche, c'est ouvert.

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Les jeunes

Du 30 août au 7 septembre 2019

La première semaine de notre croisière d’automne a été consacrée à la jeunesse.

Tout d’abord, 2 remarques :

La première est que l’automne commence en septembre à bord.

La deuxième est que la jeunesse a été représentée par Loïc, neveu de Roland et Gaëtan mon fils.

Ils ont réussi à se libérer une semaine de leur travail.

Roland et moi nous nous étions dit qu’il fallait leur en mettre plein la vue et qu’il fallait les occuper à plein temps pour la semaine qu’ils avaient retenue.

Aller à Porquerolles et revenir ne nous paraissait pas suffisant pour les épater.

La météo donnée une semaine à l’avance laissait entrevoir avec une bonne dose d’optimisme la possibilité non seulement d’aller à l’île d’Elbe, mais d’en revenir dans la semaine. Il fallait impérativement qu’ils soient rentrés pour le lundi matin dans leurs entreprises respectives.

Pour cela il fallait passer 2 nuits en mer pour arriver à Macinaggio, 1 jour pour aller à l’ile d’Elbe et autant pour le retour. 2 jours sur place à l’ile d’Elbe.

Samedi 31 août 2019

Nos hôtes sont arrivés à 12h00 à la gare d’Aix en Provence où nous sommes allés les accueillir.

Dimanche 1 septembre 2019

Le branle bas est sonné à 5h30 pour départ à 6h00

Le temps est calme : 3 Beaufort. Repas généreux à midi.

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Et puis première panne, plus d’eau à partir des réservoirs. Le filtre est complètement bouché. Une fois débouché, tout va pour le mieux. La nuit arrive, noire, sans lune. Les quarts se succèdent. Nous progressons toujours régulièrement.

Lundi 2 septembre 2019

Le filtre se rebouche ! La décision est prise : suppression du filtre. La consistance de la matière qui fait obstruction est curieuse, ce n’est pas du sable mais ça ressemble à une gelée…

Nous n’aurons plus de problème de filtre bouché par la suite.

Nous avons longtemps disserté sur la précision du GPS, qui est tout à fait suffisante lorsque nous sommes en pleine mer et devient un problème s’il faut avoir à passer dans une largeur de 20 m pour éviter des écueils comme entre l’île Maire à Marseille et le continent… A éviter la nuit ou par temps de brouillard. Puis sudokus.

Nous approchons du Cap Corse. Si nous continuons, nous arrivons à Portoferraio à l’île d’Elbe. Un débat est lancé. Après délibération, dans un respect mutuel, tel qu’on ne le connait pas au parlement, il est décidé de s’arrêter à Maccinaggio où nous accostons à 22h00.

Douche pour tout le monde, car les douches sont ouvertes jusqu’à minuit, rafraichissement en terrasse

Mardi 3 septembre 2019

Toilette rapide, courses à l’épicerie du port, pluie terrible qui nous cloue sur place en attendant l’accalmie.

Départ pour Elbe. Soleil, 2 Beaufort.

Arrivée à 17h45. Bien accueillis, et cette fois, nous avons été placés parmi les grands, sans doute à cause de la taille de Nymphaea, car pour les 2 dernières visites que nous avions déjà faites avec Nysa, nous avions été relégués dans un angle où s’accumulaient les détritus du port, à côté de bateaux qui ne semblaient pas sortir souvent.

Les douches ici sont municipales.

Mercredi 4 septembre 2019

Location de voiture pour visiter l’île. D’abord la résidence d’été de Napoléon. Comme pas hasard, fermée à la visite le mercredi. Direction Marciana, village perché dans la montagne. Garés en bas sur le parking, nous sommes montés à travers le village à pied, sous un soleil écrasant, et sommes arrivés au sommet où nous aurions pu venir en voiture, sans avoir à payer le stationnement ! Mais nous n’aurions pas vu les ruelles montantes, étroites…

Un cheval « de bois » est au sommet sur la place, fait de morceaux de bois cloués entre eux.

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Restauration au seul restau en haut. Droit au chupito en fin de repas.

Direction Marina del Campo au nord de l’île, puis porto Azzuro où les bateaux sont au mouillage sur corps morts. Une place bien sympa pour de désaltérer.

Cette fois, au nord ouest de l’île, Rio Marina puis le site où le minerai de fer était chargé sur les bateaux. Le transbordeur en fer était encore debout à notre passage en 2016, il ne l’est plus !

Retour à Portoferraio par les routes de montagne. Plein d’essence avant de rendre la voiture. Après 18L mis dans le réservoir, la jauge ne monte pas ! Encore 11L de plus et pas mieux ! Le loueur admet alors que la jauge doit être en panne et nous restitue après un savant calcul une somme de 38€.

Restau le soir

Jeudi 5 septembre 2019

Musée Napoléon à la villa les Mulini pour tous sauf Roland.

A midi, départ pour un mouillage dans la baie que nous avions repéré la veille : dans le golfo de Viticcio. Tout ce qui savait nager à bord s’est défoulé dans l’eau. Et la douche de pont a été appréciée.

16h45, c’est l’heure du départ pour le continent. Le temps est magnifique, et dire qu’il va falloir affronter du 7Bf…

20h20, le soleil s’est couché, nous avons terminé notre repas, la vaisselle est faite. Tout est rangé, les placards verrouillés, les vannes sont fermées. Nous attendons sans empressement le gros temps annoncé.

Vendredi 6 septembre 2019

Gros temps dans la nuit, la grand voile est sortie de moitié comme 3 ris de pris, le génois est encore enroulé à moitié. Beaucoup de bateaux dans le canal de corse. Pas de pluie. Pendant son quart, Loïc voit un signal laser envoyé par un bateau pour signaler sa présence. L’AIS avait déjà annoncé que ce bateau était sur une trajectoire de collision. Tout a fonctionné parfaitement. Loïc en gentleman a cédé la place au cargo en réduisant la vitesse.

Pour ce qui était du gros temps, c’était fort, nous avons eu des paquets de mer impressionnants, on ne pouvait pas les voir venir dans la nuit, mais quand ils frappaient, ils frappaient fort. Une première fois, nous avons reçu un paquet sur la capote sur tribord. Roland qui était venu m’épauler pendant mon quart, et moi avons cru que le plastique transparent avait été déchiré dans le choc mais il n’en était rien. Une grosse quantité d’eau est passée sous la capote et est descendu dans le carré, envahissant les fonds. Une autre fois, un gros paquet nous a percuté sur tribord arrière, cassant le support du feu à retournement.

Annoncé force 7, nous avons été confrontés à des pointes à 8. Le vent sifflait fort, le bateau tapait fort à l’avant. Gaëtan essayait de dormir ! Il nous a rejoints dans le cockpit.

Certes, le temps était très fort, mais rien ne grinçait. On sentait que le bateau tenait le coup, tout était arrimé, rien ne valsait, nous nous sentions en sécurité, en totale sécurité pour ma part, sans me plaindre du mal de mer auquel je pensais être devenu sensible depuis le retour de Gibraltar.

14h00, enfin plus de vent, mais plus de vent du tout. Voiles rentrées.

Plus de bateaux en vue, l’AIS non plus ne nous signale aucun navire !

20h00 fin du repas à l’intérieur, premier bateau en vue, et la terre ! Les îles d’Hyères sont à 35 NM et Toulon à 60 NM.

Samedi 7 septembre 2019

A 12h15 nous sommes à quai, tout est d’un calme étrange.

Roland accompagne Loïc à la gare.

Dans l’après midi, c’est au tour de Gaëtan de partir.

Roland et moi nous nous retrouvons seuls à bord, le bateau est bien trop grand ! Les enfants sont partis…

Le temps n’est pas bon pour rentrer à Martigues, il nous faut attendre.

Pour noyer notre tristesse, nous décidons de nous pencher sur le cas de la cuisinière à gaz. Je ne parlerai pas du raccordement électrique. Une lettre en dit déjà bien assez long à ce sujet et même trop.

Le nouveau problème est le suivant : le débattement de la cuisinière est trop faible. Et comme nous venons de supporter vaillamment une tempête, nous nous apercevons que ce n’est pas suffisant. Le terme de tempête est certes peut-être exagéré puisque nous avons eu du 8 Bf , (entre nous, c’était du 7 fort, et que nous prenions ¾ arrière, mais j’aurais quand même voulu vous y voir !!!)

Loïc et Gaëtan eux, pourront vous le raconter !

Donc, vu que désormais le gros temps n’est plus un problème pour nous, il faut pouvoir cuisiner par tous temps. Après étude, nous décidons de supprimer le fond sous le four pour gagner en amplitude. Pas de scie sauteuse. Alors on casse le contreplaqué par petits morceaux et on arrive au résultat attendu, nous avons gagné en amplitude même si ce n’est pas encore le débattement souhaité.

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Nettoyage des fonds, les paquets de mer embarqués étaient finalement plus impressionnants à voir descendre qu’en quantité.

Dimanche 8 septembre 2019

Grasse matinée et courses au marché de Provence

Lundi 9 septembre, vent alors nous ne sommes pas sortis ou si peu

Mardi 10 septembre 2019 c’est la pluie pour changer, sans vent puis avec

Des bruits de claquement dans le mat nous obsèdent.

Essais de remplissage de la cuve à eaux noires. La cuve est déclarée opérationnelle.

Et encore 2 problèmes réglés.

Mercredi 11 septembre 2019

6h30 appareillage pour Toulon. A l’heure où rentrent les ferries dans la rade. Petite régate avec un cata qui visiblement n’avait pas envie d’aller vite, alors on en a profité. Nous n’avons jamais longé la côte des calanques d’aussi près.

Essais d’enroulement de GV, on n’a pas tout compris semble-t-il. Pourtant les précautions annoncées ont été prises : pataras relâché

Arrivée à Martigues après 12h00 de navigation. Mon accostage est déplorable à cause du vent, léger mais suffisant pour enquiquiner ma manœuvre.

Jeudi 12 septembre 2019

Nous avons beaucoup travaillé !...

Vendredi aussi nous avons beaucoup travaillé, mais nous ne nous souvenons plus de ce qu’on a fait.

 

Du 13 au 15 septembre

Vendredi 13 septembre 2019 au soir, nous sommes  allés chercher François et Marion à la gare d’Aix en Provence.

Samedi 14 septembre 2019 :direction Le Frioul

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Mouillage à midi dans l’anse de l’ile de Ratonneau

Nous rejoignons le port. Les sanitaires déplorables sont toujours là. Les douches défoncées, rien en état…

Les sanitaires neufs promis sont là mais pas en service. Lundi peut-être ?

Arrivent au port les bateaux MACIF

Dimanche balade dans l’ile sud Pomègues jusqu’à la ferme aquacole pour les moins courageux.

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Et dimanche 15, le soir direction Carry le Rouet en profitant d’un peu de vent.

Arrivée de Gilles et Renée, échange d’équipiers. Renée ramènera François et Marion.

Nous gardons Gilles.

Lundi 15 septembre 2019

De Carry à Toulon, puis nous attendons les vents favorables

Mardi 16 septembre 2019

On a fait les courses 2 fois dans la matinée, pour passer le temps et puis aussi pour prendre ce qu’on avait oublié la première fois. A l’abri, au centre Mayol.

Et restau le soir.

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24 juin 2019

Avant de vous quitter, j’avais envie de vous dire…

J’avais envie de vous dire que si je suis resté parfois quelques jours durant, sans vous écrire, c'est tout bonnement qu'il ne nous était rien arrivé. L'ordinaire, la routine quoi ! Pas une seule c....rie, je veux dire par là qu'il n'y avait pas d'ânerie de plus à confesser.

Oh, je me doute bien qu'il y a des mauvaises langues qui parlent dans notre dos... Je crois même les entendre d'ici. "Mais c'est pas possible des poissards comme ça ! Ils devraient s'arrêter, avant que ça finisse mal ! Jamais vu autant de malchance, ou alors... ou alors… ou alors...." 

Nous autres, nous naviguons, nous voyageons, nous sommes donc appelés à prendre des risques, nous sommes confrontés à la mer, la tension est parfois à son comble et quand elle arrive à baisser parfois, la fatigue aidant, il se passe ce qui ne devrait pas se passer... En restant dans notre lit, il ne nous serait rien arrivé, c'est certain ! Mais non d'une pipe, ça manquerait terriblement sur notre CV. Nous fabriquons aujourd'hui les histoires que nous allons raconter demain à nos petits enfants, si ce n'est pas à nos futurs collègues d'hospice, et nous ne sommes pas prêts d'arrêter d'en rire. Oh et puis, je suis sur qu'il y a aussi des navigateurs qui ne disent pas tout... des taiseux comme on dit, enfin vous voyez ce que je veux dire... Pour ma part j'aurais plutôt tendance à en rajouter, et alors ça a pu faire déraper ma plume.

Nous sommes arrivés. C'est fini pour cette croisière. Vivement la prochaine. C'est un moment difficile car il faut ranger, laver, nettoyer le bateau, faire les bagages pour rentrer et on pense à tout ce qui nous attend dans le nord, le jardin pour certains, la menuiserie pour d'autres, ou encore la moto à défaut d'examens.

Il faut lister tout ce qui est à faire, et prévoir de le faire avant le prochain départ.

Pendant toute la durée de notre périples, j'avais bien demandé à plusieurs reprises à Gilles ou à Roland de me relayer dans l'écriture, mais j'ai du renoncer rapidement, car à chaque fois que je leur demandais, invariablement le premier n'avait pas ses lunettes et ne savait pas où il les avait mises, le deuxième lui, me disait qu'il préparait des pommes de terre sautées si ce n'était une quiche, et qu'il n'avait donc pas le temps. C’est comme ça que j’ai pu vous raconter tout ce que j’ai voulu !

Est-ce que c’est tout vrai ce que je vous ai raconté ? Et si j’en avais oublié ?...

Voilà, c'est fini jusqu'à la prochaine fois.

 

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Le retour

Samedi 22/6/2019

Dernière traversée pour arriver à Martigues. 100 nautiques en 23h

Le génois a beaucoup travaillé seul car le vent était plein arrière. Le moteur a aussi fait sa part. Pendant tout mon quart, je n’ai pas vu un seul bateau. Le plus proche était à plus de 10 milles. C’est à se demander pourquoi on fait un quart.

Gilles lui a du contourner une bouée qui dérivait et n’était pas sur la carte, mais c’était de jour fort heureusement.

Nous avons retrouvé notre quai, avons amarré Nymphaea comme il se doit et nous avons commencé le rinçage, du pont d’abord, sali par la pendille et le Génois a été copieusement arrosé pour lui faire perdre le sel.

Il nous reste à attendre la mise à sec Initialement prévue pour mercredi 26, ils nous proposent de l’avancer.

 

Lundi 24/6/19

Nous retrouvons notre habitude de petit déjeuner au centre de Martigues.

Et puis rangement. Nymphaea est mis à sec dans l’après midi. Super, nous pourrons rentre plus tôt. Séance Karcher et lavage du pont. Qu’il est beau notre Nymphaea !

 

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